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LES PATHOGÈNES DU CANNABIS – LE BOTRYTIS

Les pathogènes et moisissures sont les plus grands fléaux des cultures de cannabis. Les cultivateurs qui n’ont pas opté pour des graines résistantes peuvent les voir complètement ruiner des récoltes et réduire à néant des mois de travail. Dans cette série d’articles, nous allons étudier cinq des agents pathogènes les plus courants du cannabis. Évidemment, nous aborderons aussi les moyens de les éviter. La semaine passée, c’était le mildiou. Cette semaine, c’est la pourriture grise, aussi appelée botrytis.

La pourriture grise, ou botrytis (Botrytis Cinerea)

Qu’est-ce que le botrytis ?

La pourriture grise est un autre champignon pathogène contre lequel les producteurs de cannabis doivent se prémunir. On le retrouve sur tous les types de cultures, des légumes aux fruits en passant par les fleurs et les arbustes. Certains affirment que le botrytis est la plus grande menace qu’aient à affronter les cultivateurs de cannabis, puisqu’il détruire toute une récolte en quelques jours seulement. Si vous le repérez, agissez donc rapidement.

À quoi reconnait-on le botrytis ?

Le botrytis est bien visible, bien qu’il puisse être difficile à identifier dans un premier temps. Il peut s’attaquer à toutes les parties de la plante, mais c’est sur les fleurs, à la fin de la floraison, qu’on le retrouve le plus souvent. Soyez donc attentif à l’apparition de cette sorte de soie grisâtre sur les feuilles et les fleurs. En effet, c’est elle qui contient les spores du champignon. Parmi les indices d’une infection au botrytis, on trouve une coloration grise/brune et l’assèchement, voire la mort des feuilles, qui se flétrissent et peuvent se détacher au toucher.

Quelles sont les conséquences du botrytis ?

Le botrytis est un adversaire particulièrement sournois qui peut encore infecter les fleurs après la récolte. En effet, si celles-ci ne sont pas récoltées dans de bonnes conditions d’hygiène, le botrytis pourra se manifester et ainsi ruiner des semaines d’efforts.

Pourquoi le botrytis s’attaque au plantes de cannabis ?

Comme l’oïdium, le botrytis, ou moisissure grise, apprécie les environnements chauds et humides. Une température et une humidité trop élevées constituent donc une invitation à cette moisissure grise tellement vorace. Il est donc essentiel de maintenir scrupuleusement contrôler ces deux facteurs.

Comment se débarrasser du botrytis ?

On ne le répétera jamais assez : il est essentiel de contrôler le milieu de culture pour empêcher la manifestation et la prolifération du botrytis. Assurez-vous donc que le taux d’humidité soit inférieur à 60%, et veillez toujours à la propreté de l’environnement. Si, malgré tout, vous rencontrez des signes de la présence du botrytis, commencez par élaguer immédiatement toutes les zones infectées, en prenant soin d’éviter tout contact avec les zones saines et non infectées de la plante (ou des plantes voisines).

Ne perdez pas non plus de vue que la croissance de vos plantes réduira la ventilation intraflorale et augmentera donc le risque d’apparition de moisissures. L’infection des plantes peut souvent obliger les cultivateurs à récolter prématurément pour tenter de limiter les dégâts. Hélas, récolter trop tôt peut s’avérer tout aussi dommageable. Prenez donc les devants et tailler toutes les zones qui entravent la croissance des plantes environnantes et la circulation de l’air. Retirez également toutes les feuilles fanées ou d’aspect brunâtre dès que vous les remarquez, car le feuillage mort ou en décomposition risque d’attirer le botrytis.

Par ailleurs, désinfectez votre matériel (à l’alcool) avant et après utilisation, et assurez-vous de la propreté de tout le matériel utilisé pour cultiver, surveiller, entretenir et entrer en contact avec vos plantes (ciseaux, tuteurs, étiquettes, etc.). Mettez des gants en latex neufs avant de manipuler les plantes. Et, après la taille, débarrassez-vous de tous les éléments indésirables (ne les laissez pas traîner au sol au pied de la plante).

De plus, résistez à la tentation des produits chimiques. En effet, ces produits ne garantissent pas l’extinction de champignons et peuvent s’avérer dangereux pour la santé.

Enfin, détruisez toutes les parties infectées de la plante loin de votre espace de culture. Et surtout, ne relâchez jamais votre surveillance.

Le prochain pathogène auquel nous nous attaquerons dans cette série sont des parasites, plus précisément les araignées rouges.

Les informations concernant la culture du cannabis sont destinées aux clients résidant dans des pays où cette activité est autorisée par la loi, ou à ceux bénéficiant d’une autorisation spécifique. Nous encourageons nos lecteurs à connaître et à toujours respecter sur la législation en vigueur dans leur pays.

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