Seedsman Blog

COMMENT CULTIVER DU CANNABIS À L’AIDE DE LA LUNE ?

La technologie est de plus en plus présente dans le monde du cannabis. Malgré tout, nombre de cultivateurs s’appuient encore sur une sagesse ancienne pour assurer le succès de leurs cultures. S’adapter aux cycles lunaires peut ainsi augmenter à la fois la qualité et le rendement d’une plante. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les hommes lèvent les yeux vers le ciel depuis des milliers d’années.

Comment la lune affecte-t-elle le cannabis ?

L’utilisation de la lune pour cultiver du cannabis relève de la biodynamie qui est un principe d’exploitation agricole reposant sur l’adaptation aux rythmes de la nature. Lorsqu’elle est appliquée correctement, la biodynamie peut réduire ou même éliminer le besoin d’engrais, de pesticides et de serres, car elle augmente la vitesse de croissance des plantes tout en renforçant leur résistance aux parasites et aux agents pathogènes.

Comme toutes les plantes, le cannabis a besoin de l’eau et des nutriments du sol pour se développer. Or, le mouvement de ces ingrédients est fortement influencé par la lune. Tout comme les marées dépendent des cycles lunaires, la capacité des plantes à puiser dans le sol ce dont elle a besoin dépend en partie des mouvements de notre satellite.

Les cycles lunaires

La lune tourne autour de la terre en environ 28 jours et la force d’attraction qu’elle exerce varie considérablement au cours de cette révolution. À la nouvelle lune, par exemple, notre satellite se trouve entre la terre et le soleil. Nous ne pouvons donc pas le voir car seule sa face cachée est éclairée. Cependant, comme la lune et le soleil se trouvent tous deux du même côté, leurs forces d’attraction respectives s’additionnent. L’attraction gravitationnelle alors exercée sur la terre est donc particulièrement forte.

À partir de là, la lune commence à croître dans le ciel et devient de plus grande dans le ciel chaque nuit. Elle projet alors toujours davantage de lumière vers la terre – et donc vers les plants de cannabis qui y poussent. Après une semaine, le premier quartier est atteint. En d’autres termes, la moitié de la lune est éclairée. Son attraction gravitationnelle est alors à son plus bas niveau.

Une semaine plus tard (soit deux semaines après la nouvelle lune), c’est la pleine lune. La terre se trouve alors entre le soleil et la lune. Une fois encore, les trois corps sont alors alignés et l’attraction gravitationnelle de la lune est à nouveau à son maximum.

Les deux dernières semaines du cycle sont caractérisées par une lune décroissante, qui diminue chaque nuit jusqu’à ce qu’elle revienne à sa position initiale et qu’un nouveau cycle commence.

Le cycle lunaire. Image: www.astronomy.ohio-state.edu

Comment tirer parti des cycles lunaires pour cultiver du cannabis ?

La capacité des plantes de cannabis à absorber l’eau et les nutriments est influencée par l’attraction gravitationnelle de la lune et la quantité de lumière qu’elle projette. Lorsque cette attraction est forte, l’eau, les nutriments et la sève sont entraînés vers le haut, des racines vers les feuilles. Dans le même temps, plus la lune réfléchit de lumière, mieux les plantes de cannabis synthétisent ces nutriments.

À l’inverse, lorsque la lune exerce une force gravitationnelle moindre, les fluides retombent au sol et stagnent au niveau des racines. Pour cette raison, la lune croissante est généralement associée à une plus grande activité dans les parties supérieures d’un plant de cannabis, tandis que la lune décroissante est censée favoriser la croissance des racines.

Tout ceci peut être mis à profit pour stimuler la croissance du cannabis. Par exemple, semer des graines dans les jours précédant la pleine lune peut accélérer la germination, car l’attraction vers le haut de la lune est alors la plus forte. Par ailleurs, à cette période-là, l’eau et les nutriments sont également fort disponibles car ils migrent alors vers la couche supérieure du sol.

C’est également un moment particulièrement propice pour nourrir les plantes, car l’attraction gravitationnelle de la lune permet aux nutriments d’atteindre plus efficacement la partie supérieure des plantes de cannabis.

La lune descendante, quant à elle, est un bon moment pour transplanter les plants de cannabis, car les racines se développent mieux pendant cette phase du cycle lunaire. La taille devrait également être pratiquée lorsque l’attraction gravitationnelle de la lune est au plus bas. En effet, dans ce cas, la majeure partie de la sève se trouve dans les racines plutôt que dans les feuilles et le stress occasionné par la taille s’en voit réduit d’autant.

Quant à la récolte du cannabis, c’est une autre histoire. Certains affirment qu’il est préférable de le faire à la pleine lune, car c’est à ce moment-là que les fleurs contiennent la plus grande concentration de sève, ce qui favorise la production de terpènes et de cannabinoïdes. Cependant, c’est aussi à ce moment-là que la quantité d’eau dans les parties supérieures de la plante est la plus importante, ce qui allonge le temps nécessaire au séchage et à la maturation, tout en augmentant les risques d’infections et de moisissures.

Pour cette raison, certains cultivateurs pensent qu’il est préférable de récolter pendant la lune descendante, quand les fleurs sont plus sèches, ce qui entraîne moins de problèmes.

Comment la lune affecte-t-elle la croissance du cannabis ?

Outre ses changements de phases, la lune change également de position dans le ciel au cours d’un cycle. En effet, elle monte pendant les deux premières semaines de chaque cycle et redescend ensuite durant les 14 jours suivants.

Chez les agriculteurs biodynamiques, la lune ascendante est décrite comme une sorte d'”inspiration” pour les plantes, car la position basse de la lune pousse l’eau et les nutriments plus profondément sous terre, ce qui entraîne une baisse d’activité dans les feuilles et les fleurs. À l’inverse, la lune ascendante agit comme une “expiration”, puisque les fluides sont aspirés vers le haut au fur et à mesure que la lune se lève, générant une poussée de croissance dans les parties supérieures d’un plant de cannabis. Pour cultiver du cannabis avec la lune, il est donc nécessaire de prendre en compte à la fois la phase du cycle lunaire et la position de la lune dans le ciel. Bien que cela puisse sembler compliqué, c’est en fait assez simple. Le principe de base est le suivant : l’augmentation de la force gravitationnelle et de la luminosité lunaires correspond à une plus grande activité dans les parties hautes d’une plante, tandis qu’une attraction et une luminosité moindres permettent une croissance sous le sol.

Les informations concernant la culture du cannabis sont destinées aux clients résidant dans des pays où cette activité est autorisée par la loi, ou à ceux bénéficiant d’une autorisation spécifique. Nous encourageons nos lecteurs à connaître et à toujours respecter sur la législation en vigueur dans leur pays.

This post is also available in: Anglais