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Comment le stéréotype du “stoner” évolue ?

Traditionnellement, en dehors de la communauté du cannabis, les fumeurs d’herbe étaient considérés comme paresseux, improductifs et lents. Des rêvasseurs paranoïaques aux cheveux longs et à la capacité d’attention réduite. Perpétués en partie par l’expérience et en partie par la représentation dans les médias, les consommateurs de cannabis étaient rarement traités de manière équitable. Mais le 21e siècle a vu un changement non seulement dans le type de personne qui consomme du cannabis, mais aussi dans la façon dont nous sommes perçus. Le stéréotype du stoner disparaît peu à peu.

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Si l’on regarde les personnages classiques de stoner à la télévision et au cinéma, on s’aperçoit qu’ils sont souvent des clichés et qu’ils se répètent au fil des ans – depuis Cheech & Chong jusqu’à Pineapple Express.

Hollywood dépeint traditionnellement les consommateurs de marijuana comme des hippies, à l’apparence négligée, et souvent en retard sur le reste de la distribution en ce qui concerne l’intrigue. Nous savons tous ce que les Scooby Snacks de Sammy contenaient en réalité. Cette représentation est certes comique – personne ne rit des stoners autant que les stoners eux-mêmes – mais le cannabis est bien plus profond que ce que les films montrent traditionnellement.

Les origines du stéréotype négatif du stoner

Les stéréotypes négatifs associés à la consommation de cannabis ont été intégrés dans la conscience publique il y a longtemps. En 1936, le désormais célèbre film Reefer Madness a fortement marqué les consciences collectives en diffusant un image biaisée du cannabis et des consommateurs de cannabis, image qui a duré des décennies et a sans doute perpétué plus de dommages que toute guerre politique contre les drogues depuis.

Considéré comme un film de propagande, le film a été financé par un groupe religieux et dépeint le cannabis comme une drogue qui plonge ses consommateurs dans des crises de rage psychotique et destructrice. L’intrigue met en scène un groupe de lycéens qui sont tentés par des revendeurs d’essayer la marijuana et qui, ce faisant, sombrent dans un chaos de crimes violents et de folie, la weed leur grillant le cerveau et déformant complètement leur sens moral. Les parents qui ont vu le film ont été horrifiés, et une diabolisation durable de la plante est née – mais la façon dont Reefer Madness a dépeint les effets du cannabis pourrait difficilement être plus éloignée de la vérité.

Le plus grand obstacle auquel le cannabis et les consommateurs de cannabis ont été confrontés est l’ignorance et le manque d’informations sur les véritables bienfaits de la drogue. Dans les années 1960, la consommation de cannabis s’est répandue et le mouvement hippie a adopté la marijuana, qui est devenue peu à peu synonyme de paix et de détente – une notion que Bob Marley et d’autres musiciens influents ont développée dans les années 1970. Grâce à l’adoption de cette plante par des icônes culturelles, la perception du public à l’égard du cannabis a commencé à évoluer dans une autre direction – loin de la violence, de la folie et de la paranoïa, vers la paix et la tranquillité.

Les stoners aujourd’hui

Tranquillement, au cours des années 1990, le stéréotype du stoner a commencé à changer. Les informations sur les variétés étant plus largement disponibles (merci Internet !), les consommateurs ont pu choisir le cannabis avec plus de discernement que par le passé. Plutôt que d’opter pour la variété la plus puissante, beaucoup ont choisi des variétés offrant différents avantages – médicinaux, stimulants, créatifs, etc. Le résultat – en partie du moins – a été un consommateur de cannabis plus avisé, et lorsque la science s’en est mêlée, la donne a changé pour toujours.

En peu de temps, les perceptions dépassées des effets de la plante ont lentement commencé à disparaître. Le cannabis médicinal a joué un rôle énorme, et lorsque la Californie a légalisé la marijuana médicale en 1996, la voie était ouverte. Le cannabis est devenu le produit de prédilection des cadres stressés qui cherchent à se détendre et même des athlètes qui cherchent à se rétablir – mais d’autres se tournent vers le cannabis pour soulager les symptômes de maladies physiques.

Enfin, les gens regardent le cannabis différemment. Il est considéré comme l’un des meilleurs médicaments de la nature, certes, mais aussi comme bien d’autres choses. Le stéréotype des fumeurs, longtemps considéré comme improductif, disparaît peu à peu. Alors que l’industrie du cannabis poursuit son ascension fulgurante, de plus en plus d’entreprises sont créées par des consommateurs de cannabis qui ont une forte volonté de réussir. Il suffit de regarder l’industrie elle-même pour constater que de nombreuses personnes travailleuses, intelligentes et motivées non seulement consomment du cannabis mais sont super créatives et hyper productives avec. L’avènement du microdosage a permis à de nombreuses personnes de profiter des avantages créatifs du THC tout en évitant d’être totalement défoncées.

Le stéréotype du stoner improductif

L’une des idées reçues les plus répandues sur le cannabis est qu’il démotive les consommateurs et nuit à la productivité. Il peut y avoir un certain degré de vérité dans cette affirmation, selon l’individu et le niveau de consommation, mais il ne faut pas chercher bien loin pour trouver des exemples du contraire.

  • – Le célèbre astrophysicien et cosmologiste Carl Sagan était un auteur prolifique et un consommateur de cannabis.
  • L’ancien PDG d’Apple, Steve Jobs, ne cachait pas sa consommation de marijuana.
  • Joe Rogan est aujourd’hui un animateur de podcasts extrêmement célèbre qui fait des tournées de stand-up chaque année et trouve encore le temps de commenter l’UFC.
  • Elon Musk a fumé un joint avec Joe Rogan lors d’un récent podcast.
  • Richard Branson, fondateur de Virgin et entrepreneur, est un défenseur de longue date de la légalisation de la marijuana et a déclaré qu’il fumait dans le passé.

Il s’agit de quelques-unes des personnes qui ont le mieux réussi dans leurs domaines respectifs. Toutes fument ou ont fumé de la marijuana et toutes ont, d’une certaine manière, innové sur le plan professionnel. Certaines de ces réussites très médiatisées peuvent d’ailleurs en partie être attribuées au cannabis. Le vent tourne donc et la perception qu’ont les gens du cannabis aussi.

Les stéréotypes sont généralement en partie ancrés dans la réalité, mais lorsqu’on les explore, on s’aperçoit rapidement qu’ils sont trompeurs. La représentation stéréotypée traditionnelle des consommateurs de cannabis ne fait pas exception mais comme de plus en plus de personnes continuent à tirer des bénéfices variés de la plante sacrée, ce stéréotype sera bientôt de l’histoire ancienne.

Les informations concernant la culture du cannabis sont destinées aux clients résidant dans des pays où cette activité est autorisée par la loi, ou à ceux bénéficiant d’une autorisation spécifique. Nous encourageons nos lecteurs à connaître et à toujours respecter sur la législation en vigueur dans leur pays.

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