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COMMENT SAVOIR SI VOTRE WEED EST BONNE ?

Les plantes de cannabis sont exposées à de nombreuses menaces, qui peuvent en rendre la consommation malsaine. Seedsman a récemment publié une série d’articles à l’intention des cultivateurs (“Les pathogènes du cannabis”), afin de les aider à identifier et lutter contre certains des pathogènes les plus couramment rencontrés durant la culture de plants de cannabis. Voici, aujourd’hui, un guide à l’intention des consommateurs, lequel devrait vous permettre de vérifier rapidement si vos fleurs sont consommables ou non.

Les pathogènes

Les plants de cannabis sont vulnérables à de nombreux types de pathogènes qui peuvent se manifester à tout moment et qui, pour certains, peuvent détruire des cultures entières en quelques jours. Il est donc nécessaire de pouvoir les repérer et les combattre. Dans le cas de la pourriture grise et du mildiou, examinez attentivement les fleurs à la recherche d’un fin duvet d’aspect anormal, ou d’un résidu ressemblant à de la farine. Faites la différence entre la moisissure et les trichomes, ces cristaux chatoyants qui ornent les buds et les feuilles et qui produisent ces délicieux terpènes et flavonoïdes dont on raffole tous. Ces poils scintillants sont un composant essentiel de la plante de cannabis, mais leur apparence est différente de celle de la moisissure. Au besoin, munissez-vous donc d’une loupe pour distinguer les trichomes – qui apparaissent laiteux, chatoyants avec une apparence de champignons – de la moisissure – duveteuse, poussiéreuse et blanche, brune, verte, grise ou noire. L’odeur de l’herbe est un autre indicateur rapide de la présence de moisissure – si elle sent l’humidité ou le moisi, débarrassez-vous-en. Le cannabis moisi peut être mortel. Prenez donc le temps de l’inspecter avant de le consommer.

La Grit Weed

Les pathogènes ne sont pas les seuls dangers auxquels sont confrontés les consommateurs de cannabis. En effet, certains dealers utilisent des méthodes sournoises pour modifier artificiellement le poids ou l’apparence du cannabis. Or, ces méthodes sont toutes extrêmement dangereuses. LA weed peut ainsi être coupée avec toutes sortes de produits (du sable au sucre, en passant par des additifs bien plus dangereux comme du détergent et de la silice). Le cannabis ainsi manipulé est appelé “grit weed”. La grit weed est typiquement caractérisée par sa texture et son apparence. De plus, elle a tendance à scintiller comme le ferait un cannabis de bonne qualité.  Il y a une dizaine d’années, la grit weed était tellement présente au Royaume-Uni que les consommateurs ont dû trouver une parade, une méthode rapide et facile pour tester leur weed : ils la frottaient sur du verre. Si vous doutez de la qualité de la weed, prenez-en une fleur et frottez-la sur du verre ou une surface similaire. Si des griffes apparaissent, c’est que vous avez affaire à de la grit weed. Rejetez-la immédiatement, car fumer cette herbe pourrait vous être fatal.

La Fake Weed, ou cannabis de synthèse

Un autre danger qui guette les consommateurs est la prise de fake weed, laquelle est produite via la pulvérisation de cannabinoïdes de synthèse sur les plantes – des produits chimiques psychotropes généralement toxiques. Il se peut que vous ne vous rendiez pas compte que vous avez ingéré ces produits, car pour un consommateur novice, les effets initiaux peuvent sembler similaires à ceux d’un cannabis de bonne qualité, mais les effets de ces produits chimiques sont souvent imprévisibles et dangereux. Voici quelques-uns des effets les plus courant causés par cette fake weed :

  • Maux de tête
  • Augmentation du rythme cardiaque
  • Augmentation de la pression sanguine
  • Vomissements
  • Évanouissement

Les cannabinoïdes de synthèse font partie d’une catégorie de produits appelée Nouvelles substances psychoactives (NPS). Il s’agit de substances chimiques non réglementées qui altèrent l’esprit et sont conçues pour produire des effets similaires à ceux de certaines drogues illégales. Cette fausse herbe est généralement vendue dans de petits sachets, en petites quantités, et est se présente généralement comme un mélange de feuilles séchées de diverses plantes, de différentes couleurs (vertes mais aussi brunes, rouges ou jaunes). Si l’emballage contient un avertissement du type “Non destiné à la consommation humaine”, vous pouvez parier que c’est pour une bonne raison. À éviter à tout prix.

La PGR Weed

Le terme “phytohormones ou hormones végétales” (Plant Growth Regulators en anglais, soit PGR) peut sembler innocent. Mais la réalité est tout autre.  Ces hormones végétales sont des produits chimiques utilisés pour modifier la croissance d’une plante. Ils ont été beaucoup utilisés dans certains secteurs agricoles tout au long du 20ème siècle et sont à présent réglementés, voire interdits. Dans la culture du cannabis, ils sont généralement employés pour obtenir de plus gros rendements, caractérisés par des fleurs plus grosses et plus denses ou par des plantes plus touffues. Certains cultivateurs utilisent d’ailleurs parfois ces PGR sans le savoir. En effet, les fabricants de produits chimiques destinés à la culture du cannabis ne sont pas tenus d’énumérer leurs ingrédients qui les composent.

Les hormones végétales tels que le Daminozide et le Paclobutrazol sont toxiques et peuvent causer des dommages importants, notamment :

  • Nausées
  • Vomissements
  • Lésions pulmonaires à long terme
  • Troubles de la fertilité

Heureusement, la PGR Weed est facilement identifiable, même pour un œil non averti : elle semble très – trop – dense, est dure comme de la roche, est exempte de trichomes scintillants et est couvert d’une quantité excessive de pistils orange qui pénètrent l’intérieur des fleurs, lesquelles sont, d’ailleurs, sensiblement plus petites que d’habitude. Un dernier indice est l’absence de toute odeur d’herbe, causée par des terpènes sous-développés.

Conclusion

Nous espérons que cet article vous aura permis de faire la lumière sur certains des dangers que vous pourriez rencontrer, et vous a donné quelques astuces élémentaires pour assurer votre sécurité. Si ça n’a pas l’air bon, et si ça ne sent pas bon, alors ce n’est pas bon. En fin de comptes,  rappelez-vous que la meilleure façon de garantir la qualité du cannabis que vous consommerez est encore de le cultiver vous-même, à condition, bien sûr, que la législation en vigueur dans votre pays vous y autorise.

Les informations concernant la culture du cannabis sont destinées aux clients résidant dans des pays où cette activité est autorisée par la loi, ou à ceux bénéficiant d’une autorisation spécifique. Nous encourageons nos lecteurs à connaître et à toujours respecter sur la législation en vigueur dans leur pays.

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