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DES CONSEILS POUR UNE CONSOMMATION DE CANNABIS SAINE

Malgré les mises en garde sanitaires associées au tabagisme, la plupart des consommateurs de cannabis continuent à fumer cette plante. Il faut dire que fumer de l’herbe présente bien des intérêts : un goût agréable, un effet immédiat, contrôle précis des doses consommées etc.

La vaporisation de fleurs séchées est une alternative intéressante puisqu’elle est considérée comme le mode de consommation le plus sûr. En effet, les vapeurs inhalées de cette manière sont chargées en cannabinoïdes et en terpènes mais dépourvues de monoxyde de carbone, de goudron et des autres toxines contenus dans la fumée de cannabis ordinaire. Cependant, les vaporisateurs sont encore relativement chers et le vapotage est demeure une activité de niche dans la plupart des régions du monde.

Les produits comestibles (edibles) et les huiles constituent une autre alternative au tabagisme et un moyen efficace de protéger notre système respiratoire, mais ces modes d’ingestion nécessitent généralement plus d’expérience en termes de préparation et de dosage. Les risques de surdosages (ou un sous-dosage) y sont importants.

Pour vous aider à réduire les risques sanitaires et maximiser les avantages que la plante de cannabis peut vous offrir, voici nos conseils les plus judicieux.

Conseils pour les fumeurs de cannabis

  1. Réduisez les quantités de tabac ou supprimez-le carrément. Le tabac contient de nombreuses toxines cancérigènes, il est donc plus sûr de fumer du cannabis seul. Les mélanges à fumer à base de plantes ont des concentrations de goudron et d’autres toxines similaires à celles du tabac et rien ne permet de penser que leur utilisation est plus sûre que le tabac. Il convient toutefois de souligner que, dans ce cas, la réduction de la teneur en nicotine est susceptible réduire vos envies de fumer.
  2. Évitez de retenir de la fumée dans vos poumons pendant une période prolongée. Des opinions contradictoires coexistent quant aux conséquences possibles d’une inhalation prolongée et les études scientifiques sont trop peu nombreuses pour qu’on puisse trancher entre ces divers avis. En effet, deux études ont suggéré qu’une conservation prolongée de la fumée dans les poumons augmenterait le taux d’absorption du THC sans pour autant impacter le high ressenti (1 & 2), bien que l’une d’elle (2) ait plutôt proposé qu’une inhalation prolongée conduirait à des effets plus intenses. Deux autres études ont, elles aussi, rapporté que le maintien de la fumée dans les poumons n’engendrait que des effets minimes (3 & 4). Toutefois, une récente recherche tend à démontrer le contraire (5). Bien qu’il n’y ait pas de consensus scientifique, pensez-vous vraiment qu’il vaille la peine de risquer de voir des dépôts de goudrons et de toxines encrasser vos poumons en échange d’un hypothétique effet légèrement plus puissant ?
  3. Évitez les inhalations profondes. Prenez plutôt des taffes plus nombreuses mais plus légères. Il existe une croyance répandue selon laquelle les effets du cannabis seraient plus intenses en cas d’inhalations profondes. Il a, en effet, été démontré que les variations du volume inhalé augmentent les niveaux de THC dans le plasma et le sérum ainsi que les effets subjectifs. Il y a donc une part de vérité dans cette croyance (1). Mais, les mêmes effets peuvent être obtenus via des bouffées plus légères mais plus nombreuses. Inhaler plus profondément signifie une plus grande exposition au goudron et à d’autres particules qui peuvent provoquer une inflammation et des dommages bronchiques.
  4. Utilisez des filtres en carton ordinaire et évitez les matériaux imprimés ou recouverts de plastique. N’utilisez pas non plus de filtre à cigarette, car ceux-ci filtrent le THC ainsi que le goudron, ce qui peut vous amener à consommer plus et à inhaler plus profondément dans le but d’obtenir le THC que vous recherchez.
  5. Utilisez du cannabis riche en cannabinoïdes. Il s’agit d’une méthode for répandue, mais qui pourrait évidemment s’avérer préjudiciable aux consommateurs de cannabis les moins expérimentés ou les plus vulnérables. N’augmentez donc pas soudainement ou considérablement la teneur en THC de vos joints, mais allez-y plutôt progressivement jusqu’à atteindre la dose la plus élevée avec laquelle vous vous sentez à l’aise.
  6. Passez au vapotage si vous le pouvez – les recherches scientifiques actuelles suggèrent que c’est le moyen le plus sûr d’inhaler des cannabinoïdes.

Conseils pour la consommation d’edible

  1. Commencez peu et allez-y très lentement. Les effets de la consommation d’aliments infusés au cannabis prennent beaucoup plus de temps à se manifester, alors attendez au moins quelques heures avant de passer à la seconde bouchée.
  2. Attendez-vous à des effets plus durables et plus forts – jusqu’à ce que vous ayez déterminé le dosage optimal.
  3. Gardez les aliments hors de portée des enfants.

Conseils pour tous les consommateurs de cannabis

  1. Assurez-vous que votre cannabis est exempt de contaminants tels que moisissures, microbes et pesticides. La seule façon de vraiment s’en assurer est de faire tester vos fleurs ou de les faire pousser dans des conditions d’hygiène irréprochable avec des méthodes de culture biologique. De nombreuses personnes conseillent de faire cuire le cannabis pour le stériliser efficacement, mais il n’y a pas suffisamment de preuves pour suggérer que cela le rendrait apte à la consommation. Vous pouvez tuer les microbes, mais vous ne pouvez pas tuer les toxines que les microbes laissent derrière eux.
  2. Ne consommez pas de cannabis avant de conduire ou d’utiliser des engins lourds.
  3. Ne consommez pas de cannabis tant que votre cerveau est encore en développement. Si vous le faites, assurez-vous de limiter votre consommation et d’éviter le cannabis à fortes concentrations en THC. Nous savons que les risques pour la santé mentale liés à la consommation de cannabis sont plus importants chez les jeunes consommateurs qui consomment fréquemment des variétés puissantes.

Références

  1. Azorlosa, J. L.; Greenwald, M. K.; Stitzer, M. L.: Marijuana smoking: Effects of varying puff volume and breathhold duration. J. Pharmacol. Exp. Ther. 272:560–569; 1995.
  2. Tashkin, D. P.; Gliederer, F.; Rose, J.; Chang, P.; Hui, K. K.; Yu, J. L.; Wu, A. T.: Effects of varying marijuana smoking profile on deposition of tar and absorption of CO and Delta-9-THC. Pharmacol. Biochem. Behav. 40:651–656; 1991.
  3. Zacny, J. P.; Chait, L. D.: Breathhold duration and response to marijuana smoke. Pharmacol. Biochem. Behav. 33:481–484; 1989.
  4. Zacny, J. P.; Chait, L. D.: Response to marijuana as a function of potency and breathhold duration. Psychopharmacology (Berlin) 103:223–226; 1991
  5. Block RI, Erwin WJ, Farinpour R, Braverman K. Sedative, stimulant, and other subjective effects of marijuana: relationships to smoking techniques. Pharmacol Biochem Behav. 1998 Feb;59(2):405-12.

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