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TOUT SUR LA THCV

Semblable par sa structure et son nom au THC, la tétrahydrocannabivarine (THCV) produit une série d’effets très différents de ceux de son cousin. Généralement présent à l’état de traces dans le cannabis, ce cannabinoïde fascinant a commencé à attirer beaucoup d’attention, encourageant les breeders à créer des génétiques qui en contiennent en grande quantité.

Qu’est-ce que la THCV ?

Alors que le THC est un agoniste du récepteur CB1, la THCV agit comme un agoniste inverse, ce qui signifie qu’elle se lie au même récepteur mais produit un effet pharmacologique opposé. Contrairement au THC, elle est donc non psychoactive et supprime les fringales, certaines recherches suggérant qu’elle peut même annuler les effets du THC.

Dans une étude, des consommateurs de cannabis ont reçu une dose de THCV peu de temps avant de consommer du THC. Au final, aucun d’entre eux n’a été défoncé[i]. Cependant, la THCV n’étant présent qu’en très faible concentration dans la plupart des génétiques, en situation réelle, il est difficile d’en ingérer suffisamment pour contrecarrer les effets du THC.

Il est intéressant de noter que la THCV se lie également aux récepteurs CB2, ce qui laisse penser qu’elle pourrait contribuer à réduire les inflammations, à traiter la douleur et peut-être même à protéger contre la démence.

Les intérêts thérapeutiques de la THCV

Parce qu’elle supprime l’appétit, la THCV est actuellement étudiée comme un traitement possible de l’obésité. Des recherches ont montré qu’elle aidait à diminuer la prise alimentaire et à déclencher une perte de poids, tandis que des essais sur des humains ont indiqué qu’elle modifiait la réponse du cerveau à l’assimilation de nourriture[ii].

Une étude sur des personnes atteintes de diabète de type 2 a montré que la THCV aidait à contrôler la glycémie, en partie en interagissant avec une hormone appelée adiponectine, laquelle régule le taux de glucose plasmatique et la dégradation des acides gras[iii]. Cette capacité à moduler des processus métaboliques clés a été démontrée dans un certain nombre d’études menées sur des animaux[iv], ce qui indique que la THCV pourrait bien s’avérer un traitement efficace pour une série de troubles, y compris le diabète.

Une autre étude a indiqué que ce cannabinoïde pourrait également être utile dans le traitement de l’épilepsie, puisqu’elle a démontré qu’elle réduisait l’ampleur et la fréquence de l’activité convulsive des neurones en boîte de Pétri. Une analyse plus poussée a révélé que ce cannabinoïde produisait cet effet en agissant sur le récepteur CB1[v].

Le fait que la THCV interagisse également avec le récepteur CB2 a encore contribué l’intérêt des chercheurs pour ce composé. Des études ont montré que la THCV diminuait l’inflammation chez les souris. Parallèlement, d’autres recherches ont indiqué que la THCV contribuait à atténuer la démence chez les rongeurs via un effet antioxydant consécutif à sa liaison aux récepteurs CB2. Cet effet empêche l’endommagement des neurones, d’où une amélioration des capacités motrices chez les animaux souffrant d’une condition proche de la maladie de Parkinson[vi].

Où se trouve la THCV ?

Comme nous l’avons mentionné précédemment, la THCV ne se rencontre généralement qu’en quantités minimes dans le cannabis. Néanmoins, son potentiel thérapeutique a suscité un vif intérêt pour les génétiques riches en THCV. Par conséquent, il est de plus en plus facile de trouver des variétés spécialement sélectionnées pour exprimer ce cannabinoïde fascinant. Vous en trouverez plusieurs dans le catalogue proposé par Seedsman.

[i] Abioye A, Ayodele O, Marinkovic A, Patidar R, Akinwekomi A, Sanyaolu A. Δ9-Tetrahydrocannabivarin (THCV): a commentary on potential therapeutic benefit for the management of obesity and diabetes. Journal of Cannabis Research. 2020 Dec;2(1):1-6. – https://jcannabisresearch.biomedcentral.com/articles/10.1186/s42238-020-0016-7

[ii] Tudge L, Williams C, Cowen PJ, McCabe C. Neural effects of cannabinoid CB1 neutral antagonist tetrahydrocannabivarin on food reward and aversion in healthy volunteers. International Journal of Neuropsychopharmacology. 2015 Apr 1;18(6). – https://academic.oup.com/ijnp/article/18/6/pyu094/673019?login=true

[iii] Jadoon KA, Ratcliffe SH, Barrett DA, Thomas EL, Stott C, Bell JD, O’Sullivan SE, Tan GD. Efficacy and safety of cannabidiol and tetrahydrocannabivarin on glycemic and lipid parameters in patients with type 2 diabetes: a randomized, double-blind, placebo-controlled, parallel group pilot study. Diabetes Care. 2016 Oct 1;39(10):1777-86. – https://care.diabetesjournals.org/content/39/10/1777.abstract

[iv] Wargent ET, Zaibi MS, Silvestri C, Hislop DC, Stocker CJ, Stott CG, Guy GW, Duncan M, Di Marzo V, Cawthorne MA. The cannabinoid Δ 9-tetrahydrocannabivarin (THCV) ameliorates insulin sensitivity in two mouse models of obesity. Nutrition & diabetes. 2013 May;3(5):e68-. – https://www.nature.com/articles/nutd20139

[v] Hill AJ, Weston SE, Jones NA, Smith I, Bevan SA, Williamson EM, Stephens GJ, Williams CM, Whalley BJ. Δ9‐Tetrahydrocannabivarin suppresses in vitro epileptiform and in vivo seizure activity in adult rats. Epilepsia. 2010 Aug;51(8):1522-32. – https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1111/j.1528-1167.2010.02523.x

[vi] García C, Palomo‐Garo C, García‐Arencibia M, Ramos JA, Pertwee RG, Fernández‐Ruiz J. Symptom‐relieving and neuroprotective effects of the phytocannabinoid Δ9‐THCV in animal models of Parkinson’s disease. Journal britannique de pharmacologie. 2011 Aug;163(7):1495-506. – https://bpspubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1111/j.1476-5381.2011.01278.x

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