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LES PATHOGÈNES DU CANNABIS – FUSARIUM

Nous avons déjà étudié certaines des menaces qui planent sur les plants de cannabis, comme le mildiou, le botrytis ou les araignées rouges. Dans cet article, nous nous concentrerons sur le fusarium. C’est l’un des nuisibles les plus dangereux qui s’attaque au cannabis.

Qu’est-ce que le fusarium ?

Le fusarium est sans doute le pire cauchemar du grower. C’est un champignon qui a la capacité de détruire des cultures entières à une vitesse record. Tapie sous la surface du sol, cette brute botanique a un casier judiciaire long comme le bras. Dévastateur pour toute une série de cultures, dont le blé, le café, le coton et les tomates, cet agent pathogène est si puissant que certains gouvernements ont fait du fusarium une arme, pulvérisant des fermes entières de cannabis depuis le ciel dans le cadre de la lutte contre la drogue.

À quoi reocnnait-on le fusarium ?

Les symptômes d’une infection au fusarium sont similaires à ceux d’autres maladies. Typiquement, dans le cas du fusarium, les plantes montrent des signes de faiblesse et de carence en nutriments. Soyez à l’affût de ce qui suit :

  • Taches sombres sur les feuilles les plus basses
  • Jaunissement/brunissement des feuilles, suivi d’un flétrissement
  • Courbure vers le haut de l’extrémité des feuilles
  • Pourriture au niveau des racines ou des tiges
  • Croissance lente ou retard de croissance
  • Racines rouges, rougissantes ou brun rougeâtre juste sous la couche de terre (pourriture des racines).
  • Croissance fongique sur l’extérieur des tiges, de couleur orange, rosâtre ou blanche.

Quelles sont les conséquences d’une infection au fusairum ?

Le Fusarium attaque les plantes au niveau des racines et des feuilles, consommant les nutriments, affamant la plante et la détruisant rapidement. La décoloration des feuilles peut évoluer vers le fendillement des tiges, tandis que la plante s’affame, se fane et meurt.

Comment lutter contre le fusarium ?

En un mot, il n’y a rien à faire. C’est aussi grave que ça. Employez plutôt toutes les mesures préventives habituelles appliquées à l’encontre des autres agents pathogènes – contrôle de la température et de l’humidité, circulation de l’air et bonnes conditions d’hygiène. Ces mesures peuvent au moins réduire les risques d’infection.

Les avis sont partagés sur la prévention et le traitement du fusarium, certaines études suggérant que, le fusarium étant connu comme un pathogène vivant dans le sol, l’utilisation d’une installation hydroponique est la meilleure solution. D’autres études, cependant, suggèrent que des installations hydroponiques canadiennes ont été détruites par le fusarium dans le passé. Comme le fusarium se propage facilement dans le sol, l’eau et l’air, il n’existe aucune méthode connue qui puisse garantir une quelconque immunité contre ce pathogène. Les études aux conclusions contradictoires ne font que brouiller les pistes lorsqu’il s’agit de prendre des mesures proactives et réactives contre le fusarium. La surveillance des niveaux de pH et le traitement du sol font partie des méthodes recommandées pour garder le risque sous contrôle, mais il est possible de mettre en place des mesures pour limiter la propagation du fusarium.

  • Jardinage en pots – Chaque plante est mise en pot individuellement. Cette méthode permet de s’assurer que, si un pot devient la proie du fusarium, il peut être rapidement retiré et la plante détruite sans que l’agent pathogène ne se propage via le sol vers d’autres plantes, ce qui mettrait toute la culture en danger. Utilisez un sol stérilisé et des pots stérilisés (ou neufs).
  • Veillez à ce que le pH du sol ne soit pas trop bas. Testez-le régulièrement et neutralisez les sols acides avec de la chaux dolomitique ou du sable vert.
  • Ajoutez des bactéries comme les mycorrhizes pour améliorer la résistance aux maladies.
  • Sachez que si une culture succombe au fusarium, son substrat ne peut plus être utilisé pour la culture du cannabis. De plus, les graines produites par les plantes infectées ne doivent pas être utilisées, car l’agent pathogène reste en sommeil sur la graine jusqu’à ce que la plantule émerge.

Malheureusement, une fois infecté, le seul moyen de contrôle vraiment efficace est d’enlever et de détruire tous les plants touchés. Après l’arrachage, assurez-vous que tous les outils utilisés pour l’arrachage sont soigneusement nettoyés avec du peroxyde d’hydrogène avant de les réutiliser, afin de ne pas propager par inadvertance l’agent pathogène. Gardez toujours une bonne hygiène.

Les informations concernant la culture du cannabis sont destinées aux clients résidant dans des pays où cette activité est autorisée par la loi, ou à ceux bénéficiant d’une autorisation spécifique. Nous encourageons nos lecteurs à connaître et à toujours respecter sur la législation en vigueur dans leur pays.

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