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Jésus consommait-il du cannabis

Qu’on soit chrétien ou non, qu’on considère Jésus comme un prophète ou non, qu’on appartienne à une société de tradition judéo-chrétienne ou non, nous avons tous entendu parler des miracles que le Nouveau Testament attribue à Jésus. Il se serait ainsi montré capable de marcher sur l’eau, de transformer de l’eau en vin, de rendre la vue aux aveugles et la parole aux muets, d’exorciser les possédés et de guérir toutes sortes de maladies.

Ces miracles étaient-ils le résultat d’une intervention divine, comme l’affirment les textes sacrés ? Ou bien étaient-ils le résultat de l’utilisation thérapeutique du cannabis sous forme d’huile ? Jésus consommait-il du cannabis ?

La recette d’huile de cannabis de Dieu Lui-même

La tradition juive accorde une importance symbolique toute particulière à l’onction, c’est-à-dire au rite consistant à oindre une personne d’une huile sainte. L’Ancien Testament nous montre ainsi Samuel oindre Saül (1 Samuel 10) pour en faire le roi d’Israël. L’onction n’est alors pas présentée comme une partie anecdotique du sacre mais bien comme l’élément central : c’est l’onction qui fait le roi, comme le dit Samuel à cette occasion : « L’Eternel ne t’a-t-il pas oint pour que tu sois le chef de son héritage? ».

C’est cette importance fondamentale de l’onction qui a conduit, bien plus tard, Jésus à se désigner comme le Messie. En effet, Jésus se présentait comme le roi des Juifs et Messie signifie « celui qui a été oint ». Ainsi, la tradition chrétienne s’inscrit dans la continuité des coutumes juives en donnant à l’onction par l’huile sainte une dimension extrêmement forte.

L’huile utilisée dans les rites judéo-chrétiens pour sacrer les rois, mais aussi pour toute une série de rites et coutumes est une substance très spéciale dont l’Ancien Testament donne la recette précise (Exode 30:22-25). En effet, depuis un buisson ardent, Dieu révéla à Moïse que l’huile d’onction devait se préparer comme suit :

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« Prends des meilleurs aromates, cinq cents sicles de myrrhe, de celle qui coule d’elle-même; la moitié, soit deux cent cinquante sicles, de cinnamome aromatique, deux cent cinquante sicles de roseau aromatique, cinq cents sicles de casse, selon le sicle du sanctuaire, et un hin d’huile d’olive. Tu feras avec cela une huile pour l’onction sainte, composition de parfums selon l’art du parfumeur; ce sera l’huile pour l’onction sainte. »

Dieu et le cannabis

Le terme « roseau aromatique » est celui qu’on trouve le plus fréquemment dans les versions françaises de l’Exode. C’est la traduction du terme hébreu Keneh Bosem (ou kaneh bosm). Or, selon les recherches de Sula Benet, ce terme désignerait en fait du cannabis. Sula Benet était étymologiste à l’Institut des Sciences Anthropologiques de Varsovie, c’est-à-dire qu’elle étudiait l’origine et l’ascendance des mots. En 1936, elle concentra ses travaux sur le mot cannabis et en rechercha les occurrences dans les textes hébreux. Elle parvint ainsi à démontrer que les théories en vigueur jusque-là – qui faisaient du mot cannabis un terme scythe – étaient erronées et qu’on pouvait trouver le mot « cannabis » plus tôt dans d’autres langues sémites, notamment l’hébreu. Et en hébreu ancien, le cannabis était justement désigné par le terme Keneh Bosem, celui-là même qu’on trouve dans la Bible. Selon les propositions de l’étymologiste, la racine kan renverrait au chanvre, tandis que bosm s’applique aux plantes aromatiques.

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Comment est-on ainsi passé de « cannabis » à « roseau aromatique » ? C’est très vraisemblablement un problème de traduction, Keneh Bosem ayant été initialement traduit par calamus, terme désignant un simple roseau. Il y a une proximité phonétique entre kan et calamus. Quant au terme bosm, son sens aurait été récupéré par l’ajout de l’adjectif « aromatique ». C’est ainsi qu’une erreur de traduction a changé du cannabis en roseau, une plante qui n’a que peu de valeur, contrairement aux autres ingrédients de l’huile d’onction, et qui, en outre, ne possède pas les qualités thérapeutiques du cannabis. Cette erreur aurait été commise lors de la « rédaction » de la Septante, la traduction grecque de l’Ancien Testament, au IIIe siècle de notre ère. L’erreur aurait ensuite été répétée dans tous les textes postérieurs jusqu’à nos jours.

Pour les plus curieux de nos lecteurs, sachez que le terme « roseau aromatique » (Keneh Bosem) se trouve encore quatre fois dans l’Ancien Testament (dans le Cantique des Cantiques, dans Esaïe, dans Jérémie et dans Ezéchiel).

Jésus et le cannabis thérapeutique

À plusieurs reprises, le nouveau Testament nous montre l’huile utilisée dans un cadre thérapeutique. Luc 10:30 évoque ainsi un Samaritain recourir à de l’huile pour soigner les plaies d’un homme qui s’était fait agresser. Jésus lui-même y recourrait pour soigner les malades (Marc 6:13 : « Ils chassaient beaucoup de démons, et ils oignaient d’huile beaucoup de malades et les guérissaient. »)

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On connait les vertus thérapeutiques des huiles à base de cannabis. La recette donnée à Moïse dans l’Exode représentait environ 4 kilos de fleurs de cannabis macérées dans environ 6 litres et demi d’huile d’olive. On sait tous aujourd’hui que l’application topique d’une telle mixture génère des résultats particulièrement impressionnants sur les maladies des yeux et de la peau, notamment. Avec le temps et le bouche à oreille, ces traitements très terre à terre se sont transformés en miracles.

Conclusions – Jésus consommait-il du cannabis ?

Il demeure une question : cette huile utilisée par Jésus et ses disciples et dont Jésus lui-même était oint générait-elle un effet psychoactif ? On ne connait bien évidemment pas les variétés de cannabis utilisées pour la confection de l’huile en question. Mais, si les variétés auxquelles le Messie avait recours contenaient du THC, il est très probable qu’elles aient engendré un high plus ou moins puissant. En effet, les dernières études sur la question tendent à montrer que le THC peut être absorbé par la peau. Il n’y a rien de bien étonnant là-dedans. En effet, les rites religieux ont depuis longtemps eu recours aux transes et aux états seconds.

Chris Bennett, auteur d’un livre sur le sexe, la violence et le cannabis dans la Bible (Sex, Drugs and Violence on the Bible) affirme ainsi que les personnes ointes des huiles utilisées par Jésus « baignaient littéralement dans cette puissante mixture. […] Bien que la plupart des gens préfèrent aujourd’hui le fumer ou l’ingérer, le cannabis peut être aussi absorbé par la peau quand ses substances actives sont introduites dans un composant huileux. »

Jésus ayant consommé lui-même de l’huile, on peut considérer que Jésus était consommateur de cannabis. CQFD.

Etonnamment, les conservateurs chrétiens comptent parmi les plus farouchement opposés à la légalisation du cannabis. Si seulement ils savaient… Mais comme le demande Jésus lui-même : Pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font.

Les informations concernant la culture du cannabis sont destinées aux clients résidant dans des pays où cette activité est autorisée par la loi, ou à ceux bénéficiant d’une autorisation spécifique. Nous encourageons nos lecteurs à connaître et à toujours respecter sur la législation en vigueur dans leur pays.

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