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Les tests de dépistage du THC dans le sang, la salive et l’urine ne donnent pas d’indications précises de l’état d’intoxication.

Une nouvelle étude financée par l’US National Institute of Justice (NIJ) a démontré que le niveau de tétrahydrocannabinol (THC) dans le sang, l’urine ou la salive d’une personne n’était pas un indicateur fiable de son état d’altération [i]. Ces conclusions soulèvent de sérieuses questions quant à la validité des tests de dépistage du THC actuellement utilisés par les forces de police pour contrôler les conducteurs par exemple et suggèrent que certains conducteurs peuvent être condamné à tort.

Les tests de dépistage du THC passent au microscope

Le cannabis récréatif et thérapeutique étant légal dans de nombreuses régions du monde, l’établissement de directives assurant la sécurité sur les routes a, à juste titre, fait l’objet d’une grande attention de la part des autorités politiques. Naturellement, il est essentiel que personne ne conduise si son jugement est altéré. Mais comment déterminer à partir de quel seuil le jugement d’une personne peut être considéré comme altéré ?

Souvent, les forces de l’ordre considèrent que les conducteurs dépassent la limite autorisée si leurs fluides corporels contiennent plus d’une certaine concentration de THC. Pour analyser la pertinence de telles lois, les auteurs de l’étude ont recruté 20 personnes dont ils ont mesuré les taux de THC après qu’elles aient mangé des space cakes contenant 0, 10 et 25 mg de THC et inhalé de la vapeur contenant 0, 5 et 20 mg de THC.

Les chercheurs ont ainsi prélevé du sang, de l’urine et de la salive auprès de chaque participant toutes les heures pendant huit heures après la consommation, tout en effectuant une série de tests afin d’évaluer les niveaux d’altération de leurs fonctions cognitives et psychomotrices.

“Les résultats des tests toxicologiques ont montré que les niveaux des trois composants ciblés du cannabis (THC, cannabidiol et cannabinol) dans le sang, l’urine et la salive n’étaient pas corrélés avec les mesures de déficience cognitive ou psychomotrice”, explique le NIJ.

En d’autres termes, les performances des participants aux différents tests ne pouvaient pas être prédites par le niveau de THC dans leurs fluides corporels, ce qui suggère que ce niveau ne devrait pas être utilisé comme une mesure de l’intoxication.

Les chercheurs ont également indiqué que le taux de THC ne correspondait pas à la capacité des participants à se tenir sur une jambe ou à marcher et à se retourner, deux tests souvent utilisés pour déterminer si les conducteurs sont en état d’ébriété.

Cela signifie-t-il que les tests de dépistage du THC sont inutiles ?

Bien que ces résultats fournissent des preuves solides des déficiences des règlementations concernant les niveaux de THC, leur usage ne doit pas être entièrement rejeté. Après tout, chaque dose utilisée dans l’étude a généré un certain niveau d’affaiblissement des facultés cognitives et psychomotrices – à l’exception de 5 milligrammes de THC vaporisé – ce qui signifie que si une personne est testée positive à ce cannabinoïde, il y a de fortes chances qu’elle soit au moins un peu défoncée et qu’elle ne devrait donc probablement pas conduire.

En outre, le THC est connu pour interférer avec les régions du cerveau qui contrôlent le mouvement, l’équilibre, la coordination et le jugement, de sorte que l’immense majorité des scientifiques maintiennent que si l’on trouve du THC dans le sang, l’urine ou la salive d’une personne, celle-ci n’est probablement pas en état de conduire un véhicule.

[i] https://nij.ojp.gov/topics/articles/field-sobriety-tests-and-thc-levels-unreliable-indicators-marijuana-intoxication?utm_source=twitter&utm_medium=social-media&utm_campaign=articles

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