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SHAKESPEARE FUMAIT-IL DU CANNABIS ?

Le plus grand dramaturge de tous les temps était peut-être défoncé lorsqu’il a écrit ses œuvres les plus célèbres. Dans une étude de 2001, des chercheurs ont révélé avoir détecté des traces de cannabis dans des pipes appartenant à William Shakespeare[i].

Une telle découverte ne prouve certes pas que le célèbre écrivain fumait de l’herbe, mais elle suggère qu’il avait accès au cannabis.

Références au cannabis dans l’œuvre de Shakespeare

Les auteurs de l’étude disent avoir analysé les résidus de pipe de Shakespeare après avoir été intrigués par certains de ses écrits. Le sonnet 76, par exemple, parle d'”invention in a noted weed”, ce qui pourrait faire référence à l’utilisation du cannabis pour améliorer la créativité.

Dans la même pièce, Shakespeare mentionne une aversion pour les “composés étranges”, une expression qui pourrait se rapporter à la cocaïne. Les chercheurs interprètent donc ces deux expressions comme le signe d’une préférence de Shakespeare pour le cannabis et d’un dégoût de la cocaïne.

Que Shakespeare fasse référence au cannabis et à la cocaïne dans ses écrits n’est pas surprenant, car ces deux substances sont arrivées au Royaume-Uni de son vivant. Walter Raleigh et Francis Drake – tous deux contemporains de Shakespeare – ont, en effet, ramené des feuilles de coca et des plants de cannabis en Angleterre après leurs voyages autour du monde.

Du cannabis trouvé dans des pipes appartenant à Shakespeare

Les auteurs de l’étude ont obtenu 24 fragments de pipes auprès du Shakespeare Birthplace Trust pour réaliser leur étude. Certaines de ces pipes provenaient du jardin de la maison de Shakespeare à Stratford-upon-Avon, tandis que d’autres provenaient des propriétés environnantes.

Grâce à une technique appelée chromatographie en phase gazeuse-spectrométrie de masse, les chercheurs ont découvert la présence de plusieurs composés intéressants.

Deux pipes contenaient des traces de cocaïne, mais aucune ne provenait du jardin de Shakespeare. En revanche, quatre pipes déterrées dans la maison de William Shakespeare contenaient des résidus de cannabis.

Certaines pipes contenaient aussi des drogues exotiques comme le camphre chinois et l’acide myristique, ce dernier indiquant que quelqu’un a peut-être fumé de la noix de muscade. Les chercheurs ont également détecté des composés hallucinogènes comme le bornéol, qui provient d’une plante qui pousse dans la jungle de Bornéo.

La présence de ces substances dans les pipes ne prouve pas que Shakespeare les ait consommées. Cependant, ces résultats confirment que des personnes de son entourage consommaient des plantes psychoactives de son vivant.

“Nous ne supposons pas que l’un fragment analysé provenait de pipes utilisées par Shakespeare”, écrivent les auteurs de l’étude. “Cependant, cette étude suggère qu’au moins un hallucinogène était accessible en Angleterre au 17ème siècle et a pu être utilisé par les écrivains.”

[i] Thackeray JF, Van der Merwe NJ, Van der Merwe TA. Chemical analysis of residues from seventeenth-century clay pipes from Stratford-upon-Avon and environs: research in action. South African Journal of Science. 2001 Jan 1;97(1):19-21. – https://journals.co.za/doi/pdf/10.10520/EJC97282

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