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UN SUBSTRAT POUR CANNABIS PARFAIT

Si vous cultivez du cannabis, préférez un substrat fait maison à un substrat acheté en magasin. Les raisons sont multiples : environnementales, économiques et pratiques.

Créer votre propre substrat permet de réduire l’impact environnemental de votre culture. En plus du côté eco-friendly, vous pourrez vous assurer de procurer à vos plantes tout ce dont elles ont besoin durant l’ensemble de leur cycle de vie et ainsi éviter les intrants supplémentaires. Créer votre propre substrat vous permet également d’expérimenter et de gagner en confiance dans la gestion des nutriments. On n’apprend vraiment qu’en se salissant les mains. Bien que cela demande plus de temps et de travail que d’aller au magasin, les récompenses sont nombreuses.

Le mélange du substrat pour cannabis

Pourquoi produire votre propre substrat pour cannabis ?

Qualité du substrat

Un sol de bonne qualité est riche en macro et micronutriments, d’où une faible nécessité d’apports supplémentaires. Autre conséquence : pas de rinçage avant la récolte. De plus, le cannabis cultivé sans engrais chimique offre une saveur bien meilleure. Enfin, se passer d’engrais chimiques est meilleur pour l’environnement.

Coût

L’utilisation de la terre disponible près de chez vous est moins cher que l’achat de substrat en magasin. Les plus débrouillards ne dépensent souvent pas un centime pour créer leur substrat. Il vous suffit de regarder attentivement autour de vous. Préparez votre propre substrat et écnomisez de l’argent que vous pourrez ensuite dépenser pour acheter des graines de cannabis de qualité.

Impact environnemental

De nombreux substrats vendus dans le commerce contiennent des substances nocives pour l’environnement ou dont l’extraction est dommageable. Par exemple, la récolte de la mousse de tourbe nécessite le drainage des tourbières – des écosystèmes fragiles et précieux qui abritent une faune et une diversité végétale hors du commun. Ce sont également des puits de carbone importants qui, lorsqu’ils sont drainés, entraînent le rejet de grandes quantités de CO2 dans l’atmosphère. En outre, nombre de producteurs de substrats industriels sont également impliqués dans d’autres commerces nuisibles à l’environnement telles que les OGM, les pesticides ou les herbicides. Enfin, les substrats du commerce sont vendus dans des sacs en plastique et sont souvent transportés sur de grandes distances.

Collecte d’eau de rivière pour mes plantes de cannabis

Préparer votre propre substrat pour cannabis

Comme vous le savez si vous avez lu mes précédents articles, je suis partisan de la culture biologique. La culture biologique me permet de contrôler ce que j’ingère et de limiter mon impact sur l’environnement. Vivant en Jamaïque avec beaucoup d’espace pour cultiver, j’ai pu expérimenter diverses méthodes. Je vais donc partager mes conseils pour créer un substrat local, biologique et durable.

Outre l’eau et le soleil, le cannabis a besoin de 3 macronutriments essentiels : l’azote (N), le phosphore (P) et le potassium (K). Les micronutriments sont également importants. Il s’agit, entre autres, du calcium, du fer, du soufre, du zinc, du bore, du manganèse et du cuivre qui se trouvent naturellement dans la mélasse, le varech, le guano ou le vermicompost, par exemple. Pour absorber ces nutriments, la plante de cannabis a besoin de racines saines et robustes. La santé du système racinaire peut être soutenue par un sol bien aéré avec un bon drainage et suffisamment de nutriments.

Étape 1 – Choisissez une bonne base

Essayez de collecter de la terre de 3 ou 4 sites différents pour assurer une bonne diversité et, espérons-le, une plus large gamme de micronutriments. La présence de vers de terre constitue un bon indicateur de la qualité d’un sol. Composer votre propre substrat devrait contribuer à augmenter la population de vers. Évitez l’argile et les sols denses car il est très important de faire circuler l’air jusqu’aux racines. Débarrassez-vous des premiers centimètres de terre qui sont généralement pleins de saleté et récupérez autant de terre que nécessaire. Étalez-la ensuite sur une grande bâche ou sur du béton et retournez-la pour bien la mélanger.

La récolte de la terre

Étape 2 – L’aération du substrat

Récupérez du sable de rivière ou de granit. De la pierre concassée fera aussi très bien l’affaire. Ajoutez-le à la terre et ajoutez de la fibre de coco qui contribuera à l’aération, au maintien de l’humidité et à la fourniture de nutriments. J’utilise de la fibre de coco que je collecte dans les usines de noix de coco près de chez moi.

Fibre de coco

Étape 3 – Enrichissez votre substrat pour un cannabis de qualité

Ajoutez les éléments suivants à votre préparation :

  • Fumier animal. J’utilise du fumier de poules et de vaches car il est facilement disponible.
  • Compost. Vous pouvez aisément en produire dans votre jardin.
  • Cendres de bois. Elles fournissent du potassium et du phosphore mais peuvent aussi affecter le pH du sol. Surveillez donc attentivement ce facteur.
  • Guano de chauve-souris. Je n’en étale qu’en surface une fois que les plantes passent en floraison
  • Mélasse. C’est un excellent intrant capable de stimuler la vie microbienne sur sol. Plus l’activité microbienne est importante, plus saines seront vos plantes. La mélasse peut être ajoutée à l’eau d’arrosage et pulvérisée sur les feuilles ou versée sur le sol. J’en l’utilise 1 cuillère à soupe pour 4 litres.
Collecte du fumier

Les ratios doivent être d’environ 50% de terre végétale, 30% de fibre de coco et 20% de fumier, compost et cendres. Superposez le tout et mélangez bien. Attention : un tel sol est très riche en nutriments et ne convient donc pas à la germination et aux semis.

Bonne culture !
Les informations concernant la culture du cannabis sont destinées aux clients résidant dans des pays où cette activité est autorisée par la loi, ou à ceux bénéficiant d’une autorisation spécifique. Nous encourageons nos lecteurs à connaître et à toujours respecter sur la législation en vigueur dans leur pays.

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